Avec un revenu fixe de retraite, la hausse du coût de la vie rend plus difficiles à assumer les dépenses courantes, comme les services publics, l’impôt foncier, les assurances et les soins de santé.
À cela s’ajoutent l’entretien régulier de votre maison, ainsi que les aménagements pour rendre votre maison plus accessible et plus confortable à mesure que vous vieillissez.
Votre maison est probablement votre bien le plus précieux, alors l’idée de la vendre vous a traversé l’esprit.
Mais vous ne voulez pas la quitter.
Pas la cuisine où se sont succédé tant de repas en famille et de moments de rires partagés. Pas le mur où votre enfant a griffonné son nom au marqueur indélébile. Pas même le carreau fissuré qui n’a jamais été réparé.
Et ce n’est pas seulement la maison, n’est-ce pas?
Ce sont aussi vos habitudes : le café du matin dans la salle familiale, l’allée en béton dans le parc et ce banc où vous vous êtes assis tant de fois pour regarder les saisons passer.
Voilà ce qu’on appelle « vieillir chez soi ». C’est plus que de rester chez soi, c’est de continuer à vivre sa vie.
C’est ce que souhaitent plus de 80 % des Canadiens de 50 ans et plus1. Ils ne veulent pas aller dans une maison de soins ou un lieu inconnu. Ils veulent rester dans leur maison adorée, conserver leur autonomie le plus longtemps possible et ne pas imposer de fardeau à leurs proches.
Mais derrière cette aspiration, une question essentielle, souvent inavouée, a tendance à émerger avec le temps : comment avoir les moyens de vieillir chez soi?
L’histoire de deux départs à la retraite : voici Priya et Frank2
Que vous souhaitiez tirer davantage de valeur de votre maison, ou que vous ayez besoin qu’elle contribue davantage à votre sécurité financière, chaque situation raconte une histoire différente.
| « Je ne veux pas quitter cette maison. Je veux garder la maison que j’aime. |
« Je ne peux pas me permettre de partir, mais je n’ai pas non plus les moyens de rester ainsi. » |
|
Priya, une veuve de 72 ans, vit dans sa maison de Toronto depuis plus de 30 ans. Elle et son défunt mari l’ont achetée pour 300 000 $. Aujourd’hui, elle vaut environ 1,6 million de dollars.
Les besoins de Priya évoluent. Elle a déjà installé des barres d’appui et des mains courantes dans les salles de bain, mais elle a maintenant du mal à choisir entre l’installation d’un monte-escalier ou l’aménagement d’une chambre à coucher au rez-de-chaussée. Ces travaux sont coûteux, mais ils ne sont pas un luxe. Ils lui permettront de rester plus longtemps chez elle, en sécurité et autonome.
|
Et puis il y a Frank, 74 ans. Autour de lui, il voit les mêmes murs, le même quartier, la même vie, mais, depuis son départ à la retraite, son budget est plus serré, d’autant qu’il lui reste encore quelques années de remboursement sur son prêt hypothécaire. Il devient difficile de faire face à l’augmentation constante de l’impôt foncier, de l’assurance habitation et des services publics.
Ce ne sont pas les aménagements ni les rénovations qui le préoccupent, mais simplement les dépenses courantes.
|
Priya et Frank vivent des situations différentes, mais tous deux se posent la même question : comment ma maison peut-elle continuer à répondre à mes besoins?
2 Exemples hypothétiques à titre indicatif seulement.
Quelles sont vos sources de revenu de retraite?
Le revenu médian après impôt des Canadiens seuls âgés de 65 ans et plus est d’environ 36 400 $ par an, soit environ 3 033 $ par mois3.
Cela inclut le revenu de toutes les sources, y compris les prestations gouvernementales, les régimes de retraite d’employeur et les retraits de l’épargne personnelle :
| Source de revenus |
Montant mensuel |
| Sécurité de la vieillesse |
743,05 $4 |
| Régime de pensions du Canada |
925,35 $5 |
| Régime de retraite de l’employeur (médiane combinée) |
~765 $ |
| Épargne personnelle/autre |
~600 $ |
| Total |
~3 033 $ |
Quel est le coût réel pour continuer à vivre chez soi?
Que vous ayez entièrement payé votre maison ou non, les dépenses courantes ne disparaissent pas; elles évoluent. Les coûts généraux d’entretien de la maison et d’aménagement pour l’accessibilité, les dépenses de santé, le transport et d’autres petites commodités s’accroissent avec le temps et peuvent devenir plus difficiles à assumer.
Quelle que soit votre situation financière personnelle, vous n’êtes pas seul à vous préoccuper. L’une des craintes les plus courantes est de manquer d’argent. Bien que chaque situation soit différente, les estimations suivantes vous donnent un aperçu réaliste du budget nécessaire pour vieillir chez soi au Canada aujourd’hui.
Impôt, assurances et entretien
À eux seuls, les impôts fonciers peuvent varier de 2 500 $ à plus de 9 000 $ par an6, selon l’endroit où vous vivez. Ensuite, l’assurance peut coûter entre 1 000 $ et 2 000 $, selon la taille et l’âge de votre maison7. À cela s’ajoute l’entretien courant, comme la réparation du toit, l’entretien de la chaudière et le remplacement du réservoir d’eau chaude. Avec le temps, lorsque les besoins en mobilité évoluent, les services saisonniers, comme l’entretien de la pelouse et le déneigement, peuvent devenir nécessaires et peser progressivement sur les dépenses.
Une règle courante pour anticiper les besoins de rénovation et d’entretien d’une maison consiste à mettre de côté l’équivalent de 1 à 3 % de la valeur de votre maison chaque année. Pour une maison évaluée à 1 million de dollars, cela représente entre 10 000 $ et 30 000 $ par an, non pas parce qu’un imprévu peut arriver, mais parce que des travaux sont toujours inévitables.
Modifications de maison et aide à domicile supplémentaire pour les Canadiens de 65 ans et plus
À mesure que vos besoins en mobilité évoluent, votre maison pourrait devoir être adaptée. Les modifications de maison suivantes pour vieillir chez soi figurent parmi les plus courantes et peuvent être admissibles au crédit d’impôt fédéral pour l’accessibilité domiciliaire (CIAD), qui permet aux Canadiens de 65 ans et plus de demander jusqu’à 20 000 $ par an en dépenses admissibles8.
Voici quelques estimations de coûts :
| Modification pour l’accessibilité domiciliaire |
Coût estimatif |
| Accessibilité de la salle de bain : Les chutes dans la salle de bain sont une cause importante de blessures chez les personnes âgées. Les barres d’appui, les douches sans seuil et les surfaces antidérapantes réduisent les risques et aident à préserver l’autonomie. |
Entre 500 $ et 10 000 $ |
| Rampes d’accès pour fauteuils roulants : Les marches à l’entrée de votre maison peuvent la rendre inaccessible. Une rampe permanente est la solution. |
Entre 1 000 $ et 6 000 $ |
| Portes élargies : Les cadres de porte standards, surtout dans les maisons plus anciennes, ne conviennent pas à un fauteuil roulant ou à une marchette. Leur élargissement permet de rétablir les déplacements entre les pièces de la maison. |
Entre 500 $ et 2 500 $ par porte |
| Escaliers : Les problèmes de hanche, de genou ou d’équilibre peuvent rendre les escaliers dangereux ou inutilisables. Un monte-escalier permet d’accéder aux étages supérieurs sans risque. |
Entre 3 000 $ et 15 000 $ |
| Surveillance à domicile et intervention d’urgence : Les boutons d’alerte médicale, les détecteurs de chute et les appareils ménagers intelligents procurent la tranquillité d’esprit aux propriétaires et à leur famille. |
Entre 200 $ et 1 000 $ pour l’équipement, plus 30 $ à 60 $ par mois pour la surveillance |
Les estimations des coûts sont approximatives et peuvent varier selon la province, l’entrepreneur et la portée des travaux.
Une aide à domicile supplémentaire peut être nécessaire
Pour les personnes qui choisissent de rester à domicile plutôt que de s’installer dans un établissement de soins, le coût de l’autonomie comprend souvent l’aide d’un professionnel. Un préposé aux services d’aide à la personne, une infirmière autorisée ou une agence spécialisée, qui demande entre 16 $ et 27 $ par heure9, pour quelques heures par semaine, peut coûter des centaines de dollars par mois.
Ces chiffres révèlent une réalité : vieillir chez soi, ce n’est pas simplement rester chez soi, c’est préserver le mode de vie auquel on tient et prévoir les ressources nécessaires pour cela.
Quelles sont les solutions pour vieillir chez soi?
La bonne nouvelle, c’est que les solutions sont plus nombreuses que ce que les gens pensent. Mais pour comprendre les solutions, il faut d’abord avoir une vue d’ensemble de ce qu’il en coûte réellement de vieillir chez soi et de la manière de le financer.
1. Réduire la taille de votre maison
La plupart des gens pensent qu’il est logique de déménager dans une maison plus petite à la retraite, mais les chiffres peuvent souvent surprendre.
Les frais de courtage, les frais juridiques, les droits de mutation immobilière, les frais de déménagement et le coût d’aménagement d’un nouvel espace peuvent réduire l’argent tiré de la vente d’une maison de 15 à 25 %, voire plus. Et au-delà de l’aspect financier, il peut être difficile de quitter l’endroit où l’on a ses habitudes et ses repères.
2. Vendre pour louer
Vous pourriez vendre votre maison et utiliser l’argent de la vente pour emménager dans une copropriété ou un appartement locatif, mais il vous faudrait tenir compte des frais de courtage, qui pourraient représenter 5 % ou plus de la valeur de votre maison10.
À cela s’ajoutent les frais juridiques et le coût du déménagement, sans compter la charge émotionnelle associée à la recherche d’une location, à l’emballage de vos effets personnels et au déménagement. Une fois locataire, vous courez également le risque que votre propriétaire vende la propriété, ce qui vous obligerait à déménager de nouveau avec un court préavis.
3. Soutien familial
La retraite ne se vit pas en vase clos. Des millions de Canadiens comptent sur le soutien de leur famille11, qu’il s’agisse de partager un logement, de répartir les dépenses ou d’obtenir de l’aide pour leurs besoins quotidiens. Selon les données de Statistique Canada, un Canadien sur quatre est un aidant naturel11, et des millions de personnes vivent déjà dans des ménages multigénérationnels12. Dans la pratique, même si cela n’apparaît peut-être pas dans les comptes, le soutien familial peut représenter des centaines, voire des milliers de dollars d’économies par mois.
4. Rester dans la maison que vous aimez en la transformant en source de revenus
Lorsqu’on demande aux Canadiens ce qu’ils souhaitent le plus à la retraite, la réponse est souvent la même : pouvoir continuer à vivre chez eux.
Une étude réalisée en 2025 par l’institut national sur le vieillissement (NIA) a révélé que 81 % des aînés au Canada préféreraient vieillir chez eux plutôt que de s’installer dans un établissement spécialisé12. Un autre sondage mené par l’Association médicale canadienne et le NIA indique que 96 % des aînés au Canada souhaitent conserver leur autonomie le plus longtemps possible afin d’éviter d’aller dans un établissement pour une longue durée13.
Votre maison pourrait constituer votre principal actif financier. Au Canada, les propriétaires peuvent accéder à 59 % de la valeur de leur maison sans la vendre, en utilisant des outils comme les prêts hypothécaires inversés ou les marges de crédit hypothécaire. Cet argent peut être retiré sous forme d’un montant forfaitaire ou converti en un revenu mensuel régulier, permettant ainsi de transformer la valeur nette de la maison en source de revenus à la retraite.
Avec plus de 8 milliards de dollars déjà empruntés de cette façon, un nombre croissant de Canadiens se servent de leur maison comme source de revenus14.
Comment cela se passe-t-il concrètement?
Que vous souhaitiez tirer davantage de valeur de votre maison, ou que vous ayez besoin qu’elle contribue davantage à votre sécurité financière, la valeur nette de votre maison peut devenir un élément clé de la planification de votre retraite.
Revenons à l’exemple de Priya et de Frank2.
Grâce à un prêt hypothécaire inversé, Priya peut entreprendre les modifications nécessaires pour l’accessibilité de sa maison. Elle fait installer un monte-escalier, une rampe d’accès pour fauteuils roulants et des cadres de porte plus larges pour adapter sa maison à ses besoins. Elle réaménage son espace pour accueillir sa famille dans une maison qui lui ressemble toujours. Pour elle, vieillir dans sa maison signifie préserver, et même améliorer, sa qualité de vie.
La situation de Frank est différente. Il ne cherche pas à rénover ou à transformer sa maison, mais simplement à alléger sa situation financière. Un montant mensuel régulier, même de l’ordre de 1 000 $ à 2 500 $, peut l’aider à payer les dépenses courantes, avec peut-être un petit coussin supplémentaire pour les réparations imprévues. Cette solution peut lui redonner de la tranquillité d’esprit et le sentiment de mieux contrôler son budget, sans l’obliger à quitter le lieu qu’il connaît et auquel il est attaché.
Les étapes à suivre
Avec un revenu de retraite fixe et la hausse du coût de la vie, la gestion des dépenses mensuelles peut être difficile, mais la valeur nette de votre maison peut vous aider.
Un prêt hypothécaire inversé vous permet d’accéder à une partie de cette valeur nette pour couvrir les dépenses courantes ou financer des modifications pour l’accessibilité de votre maison, tout en continuant de vivre confortablement dans la maison que vous aimez.
Il n’est pas nécessaire de prendre une décision aujourd’hui, mais vous pouvez commencer à réfléchir aux possibilités qu’offre cette solution. Plus tôt vous explorez les possibilités, plus vous conservez de liberté.
Commencez par utiliser notre calculatrice de prêt hypothécaire inversé pour savoir à quel montant libre d’impôt15 vous êtes admissible et quel revenu mensuel vous pourriez toucher.
Vous pouvez aussi parler à un spécialiste des prêts hypothécaires inversés au Canada, sans engagement de votre part, du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h (HE), en composant le 1 866 576-0374.